PARIIS : Des ouvrages de qualité et fonctionnels au profit des populations

Approuvé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, le 05 décembre 2017 et lancé officiellement le 08 novembre 2018,  le Projet d’Appui Régional à l’Initiative pour l’Irrigation au Sahel (PARIIS) est  mis en œuvre  au Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad.

Ce premier projet opérationnel de 2iS  et vise à répondre aux besoins concrets d’investissements des Etats, et assurer au niveau régional la qualité, l‘harmonisation et la replicabilité des solutions d’irrigation identifiées et mises en œuvre dans les pays du Sahel.

L’analyse de l’état d’avancement en rapport avec les défis actuels du projet, fait ressortir de façon globale, un début d’accélération dans la réalisation des investissements sur le terrain. Les réalisations cumulées en termes de superficies nouvellement aménagées et réhabilitées à la date du 30 septembre 2021, sont estimées à 3 300 ha, soit 14 % de la cible finale initiale de 23 230 ha.

Le défi est d’accélérer les investissements sur le terrain, pour plus d’impact sur les populations.

La qualité des premières réalisations sur le terrain est globalement appréciable et encourageante.

Des ouvrages de qualité ont été réalisés et sont fonctionnels (périmètres maraîchers féminins avec système d’irrigation par aspersion au Sénégal, périmètre privé avec système goutte à goutte et périmètres maraîchers communautaires au Niger, barrage de Tachott Khadra pour culture de décrue et PIV en Mauritanie) ; et des innovations/améliorations apportées aux modèles initiaux (VISA Mauritanie, Irrigation complémentaire à partir des bassins au Burkina, irrigation par épandage au Tchad etc.).

Pour l’ensemble des six pays, l’année 2022 devra voir l’essentiel des aménagements réalisés. En effet, le pic en termes de superficies livrées y est attendu dans tous les pays, excepté le Mali, dont le pic est attendu en 2023.

En outre, on estime à près de 19 000 ha engagés sur le terrain à différents niveaux de préparation. Ce qui permettra d’accroître significativement le taux de réalisation physique en fin 2022, qui sera une année charnière selon la planification pour l’ensemble des six pays.

En termes d’objectifs quantitatifs, il est prévu à la fin du projet après révision des cibles à la revue à la mi-parcours du projet, au total 23.626 ha, dont la réhabilitation de 6931 ha d’aménagements existants (  48% de type 1, 9% de type 2, 36% de type 3 et 7% de type 4)  et le développement de 16 695 ha de nouveaux aménagements (58% de type 1, 24% de type 2 et 18% de type 3).

La mise en œuvre a également permis d’identifier des bonnes pratiques qui ont contribué à donner un coup d’accélérateur aux réalisations sur le terrain.

Il s’agit notamment, du partage de documents modèles en vue d’améliorer la qualité des documents soumis pour les accords de non objection ; la passation des marchés communautaires (Niger, Tchad) ; le regroupement des marchés des sous projets en de grands lots pour faire des économies d’échelle, tout en faisant attention aux seuils de budget à considérer en fonction des spécificités en matière des procédures de PPM dans chaque pays ; l’organisation de réunions hebdomadaires de suivi des dossiers dans certains pays entre la Banque mondiale et les UGP.

Lien pour quelques images : https://drive.google.com/drive/folders/1oQx3e6EfP3cKdkxgxhmej2flbRj5Ag3n?usp=sharing