-PARIIS : Des acquis notables et d’heureuses perspectives relevés lors de la revue à mi-parcours

Le  Projet d’Appui Régional à l’Initiative Irrigation au Sahel (PARIIS/SIIP) a clôturé le 1er octobre 2021, le processus de sa Revue à mi-parcours (RMP).

Cette clôture a connu la participation du Directeur Régional-Développement Durable, Simon Ehui, du Practice Manager-Eau pour l’Afrique de l’Ouest (tous de la Banque mondiale), Yogita Mumssen, du Secrétaire Exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou et du Coordonnateur du Programme Régional d’Appui à la Maitrise de l’Eau (PRA/ME), Clément Ouédraogo.

Le processus s’est déroulé en deux parties, avec une première partie (novembre-décembre 2020) concentrée principalement sur les discussions (pays et régional) autour des modifications nécessaires à la conception globale du projet, sur la base de l’expérience de mise en œuvre  partagée par les six  pays du Sahel ; et la seconde partie (janvier-août 2021) sur les défis spécifiques de mise en œuvre  et leur résolution dans chacun desdits pays.

Les principaux objectifs de la revue à mi-parcours étaient d’examiner la pertinence des objectifs initiaux de développement du projet (ODP) sur la base de l’expérience et des leçons apprises de l’exécution du projet ;  faire le point sur les progrès réalisés vers l’atteinte des ODP ;  s’entendre sur un plan de restructuration du projet, pour accélérer sa mise en œuvre et  assurer une meilleure performance.

Tous les participants ont reconnu l’intérêt du PARIIS, qui est d’ailleurs l’un des premiers  projets à dimension régionale dans le sous-secteur de l’irrigation, et  qui permettra de donner une nouvelle impulsion à l’agriculture irriguée et la placer au cœur des politiques de développement social et économique de nos Etats.

Aussi, les responsables de la Banque mondiale ont félicité les pays et le CILSS, pour les résultats engrangés et appelé à intensifier les investissements sur le terrain.

Dans son allocution de clôture, le Secrétaire  Exécutif du CILSS a encouragé les acteurs  et évoqué quelques acquis.

On peut citer, l’aménagement de 3295 ha dans les pays, au profit d’environ 10.800 bénéficiaires ;  la mise en place de groupe de gestion de partage de connaissance dans tous les pays qui discutent de meilleures solutions d’irisations pour leur pays ; l’aménagement des  bas fonds  désormais avec des solutions novatrices  à travers le type 1; l’amélioration des systèmes existants  sur le plan technique et  sur le plan des modalités de financement  pour l’expansion de la petite irrigation privé à travers le Type 2 ; des  revues de systèmes irrigués   de type 3   pour les rendre plus performants et plus faciles à mettre en œuvre ;  un système d’information sur l’eau et l’irrigation qui peut aider les acteurs à la prise de décision ;  l’entame de la préparation d’un portefeuille d’investissements bancables à partir de l’actualisation d’études existantes dans les types 3, 4   et 5   et la mise à dispositions des pays par le CILSS,  de conseils  et d’outils performants et d’un espace d’échanges des connaissances.

Le Burkina Faso se projette sur l’exécution des travaux d’aménagement des 1 634 ha.

Le Mali  envisage la réalisation des travaux d’aménagement de 16 sous projets de type 1&3 ; de 100 sous projets de type 2; la réalisation des études APS, APD/DAO de 5000 ha (types 4 et 5)

La Mauritanie poursuivra la réalisation de  202 sous projets et l’Opérationnalisation de deux instances locales de gestion des terres au Gorgol et Guidimagha.

Le Niger lancera un nouveau plan d’investissement en superficies aménagés de 3 350 ha et étendra les interventions du PARIIS à la zone  de Maradi.

Les perspectives régionales portent notamment sur la révision/actualisation des documents de mise en œuvre du projet ;  le renforcement du suivi de la mise en œuvre des mesures de sauvegardes ; le renforcement du suivi technique de la mise en œuvre des sous-projets ; l’intensification des actions de communication et e visibilité sur le projet ; la poursuite de l’assistance technique régionale aux pays pour la mise en œuvre des sous-projets ;  la documentation et le  partage des bonnes pratiques et l’opérationnalisation du Service d’Information Régional sur l’Eau et l’Irrigation (SIREI).